Le dzong de Drukgyel

Découvrez à 14 km au nord de Taktshang, dans le district de Paro, un éclatant vestige du passé : le dzong de Drukgyel. Ce site de caractère qui a marqué l'histoire du Bhoutan ne cesse d'attirer les touristes du monde entier.

 

Histoire

  Le dzong de Drukgyel est une forteresse, construite entre 1647 et 1649 par Shabdrung Ngawang Namgyel. Il compte parmi les quatre forteresses de défense du pays qui ont permis de repousser les armées tibétaines.

Drukgyel se traduit par « la forteresse de la victoire. » Le dzong commémore la triomphe des Bhoutanais face aux soldats tibétains et l'unification des deux pays. Il a servi de base militaire pour contrer les armées tibétaines et mongoles. Même si l'armée bhoutanaise remporta la guerre, le Lama Sonam Kuenga décida de réaliser une négociation de paix entre le Bhoutan et le Tibet.

En 1951, le fort a été incendié et fermé aux visiteurs, bien qu'à l'époque, il figurait déjà sur la liste des patrimoines de l'UNESCO. Depuis, de nombreuses tentatives de rénovation ont été organisées. En 1957, l'armée tibétaine a même repris d'assaut le site, mais une nouvelle fois sans succès.

Au fil du temps, le dzong de Drukgyel est devenu un lieu culte accueillant des évènements particuliers comme la naissance de Son Altesse Royale Gyalsey en 2016. Les Bhoutanais y célèbrent d'autres fêtes, telles que l'arrivée de Shabdrung Ngawang Namgyel au pays en 1616, ou encore la venue au monde de Guru Rinpoché.

 

Visite du dzong de Drukgyel

  Après les guerres entre les deux pays, le fort de Drukgyel fut la résidence d'été de Ringpung Rabdey. Par temps clair, vous pouvez apercevoir le Jhomolhari, l'une des montagnes sacrées, dont l'accès est interdit. Cet endroit qui forme la toile de fond du dzong de Drukgyel est considéré comme la demeure de la déesse Tsheringma.

La forteresse constitue l'un des plus beaux et célèbres sites archéologiques du Bhoutan. Malgré l'incendie de 1951, les ruines du monument sont toujours considérées comme des pièces clés de l'histoire du pays bhoutanais.

Comparé aux autres dzongs construits par Shabdrung Ngawang Namgyal et ses successeurs, celui de Drukgyel ne servait, pré-incendie, que de centre de défense, sans être un centre administratif ou religieux. Il détient une position privilégiée à l'orée de la frontière du Tibet et protègeait contre les invasions à venir.

Après l'incendie, le dzong Drukgyel n'est riche que de son passé et de ses ruines relativement bien conservées. Des rénovations sont en cours, mais vous pouvez toujours y voir les traits qui distinguent le complexe. Remarquez entre autres les structures réalisées avec des éléments en bois : charpente du toit, cadres de portes, fenêtres, planchers, plafonds, etc. La plupart de ces composants ont été endommagés par le feu.

En outre, les murs du dzong ont été construits en pierres et en terre battue. Ces quelques éléments et les explications des guides suffisent pour imaginer les idées et les pratiques de défenses employées par les Bhoutanais durant la guerre.

L'intérieur du dzong de Drukgyel est dominé par le bâtiment de la tour centrale appelée « Utse. » Situé dans la troisième cour, cet édifice disposait de quatre étages et abritait autrefois une petite abbaye consacrée aux divinités gardiennes. Les ruines de la tour Utse permettent d'estimer la hauteur attribuée au fort, soit 80 à 90 pieds.

Le dzong de Drukgyel a abrité un Shabkhor, un ensemble de bâtiments rectangulaires aménagé autour de la cour. Ce complexe a été construit suivant la pente de la colline, formant ainsi une structure bien particulière. Les compartiments du Shabkhor ont été érigés sur la pente abrupte pour entourer l'espace intérieur du dzong. Le Shabkhor apparaît donc comme une structure de défense rendant l'accès à la forteresse presque impossible, sauf par l'entrée principale appelée « Gorah Goh. » Cette dernière est surplombée par une petite tour de garde qui logeait le portier. Plusieurs dzongs Ta de forme cylindrique ont été bâtis entre l'entrée et le pied de la colline afin de renforcer la garde. On raconte que le dzong de Drukgyel possède des galeries secrètes qui serpentent à l'intérieur de la colline. Elles ont servi de passages pour aller chercher de l'eau de la rivière, mais aussi pour envoyer des troupes durant la guerre. Parmi les structures qui distinguent le dzong de Drukgyel, figurent également ses doubles murailles impénétrables. Leurs tours de garde permettaient de surveiller les ennemis en permanence.

Les touristes de passage au dzong de Drukgyel peuvent aussi voir les Chu-dzong ou forts d'eau, reliés les uns aux autres par des chemins clôturés. Dans la première cour, retrouvez de grosses pierres qui servaient jadis à attacher et à nourrir les chevaux. La seconde cour est desservie par une troisième porte, jalonnée à sa droite par une tour ayant fait office de résidence pour le « Druezop », l'administrateur du dzong. À sa gauche se trouvent les zones de service. Le rez-de-chaussée du dzong Drukgyel constituait autrefois une zone de stockage, tandis qu'au premier étage se situaient les hébergements des fonctionnaires du domaine.

La forteresse renfermait des armements, entre autres le Paak Tshen, le Paak Tshen lahor et le Jaa de Kar Gyal. D'autres trésors ont été trouvés dans les ruines, comme le Thruek Loyn (impôt jadis payé par le biais des céréales), et le Kaa Thruel (impôt payé à partir de matériaux et métaux). Après l'incendie, d'autres nangtens ont été récupérés, notamment le Dorji Datsel, un portrait de Chenrezi, deux portraits de Shabdrung, 108 volumes de Kanjur, 12 volumes de Bums et un Doem Sum Gyoem.

 

Comment s'y rendre ?

  Le dzong de Drukgyel se situe à 20 min de la ville de Paro. Au bout de la route goudronnée, une courte montée vous mène jusqu'à la forteresse. Un itinéraire permet de contourner le dzong pour profiter d'une randonnée jusqu'au camp de base de Jomolhari.

UNESCO
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