L'interdiction des sacs plastiques pose problème

L'interdiction des sacs plastiques pose problème

03 avr. 2019

La notification datant de 1999 réglementant l'usage des sacs plastiques a été renforcée depuis ce lundi 1er avril. Les commerçants qui vendent ou utilisent ce genre de contenants s'exposent à des sanctions financières. Mais depuis deux jours la situation est difficile à appréhender, et la population ne fait pas tout pour aider ses commerçants.

Le couteau sous la gorge. Les Bhoutanais, et habitants du dzongkhag de Tsirang notamment, n'acceptent pas les nouveautés gouvernementales concernant les sacs plastiques. Ce changement d'habitude a du mal à passer.

Interrogé dans les colones du journal local Kuensel, Wangmo, un vendeur de légumes de la ville de Damphou, dépeint la situation actuelle comme tendue. « Depuis deux jours on ne peut plus proposer de sacs plastiques sous peine d'amende. Alors les gens se plaignent et laissent les produits en disant que d'autres commerces en fournissent. Nous proposons des sacs de jute pour compenser, ceux-ci me coûtent forcément plus cher. Ils ne veulent pas payer de supplément. » Même son de cloche pour Lhamo, propriétaire désabusée d'un magasin de la ville. « Les clients n'apportent pas leur propre sac de transport comme cela avait été demandé. Quand on leur dit qu'on n'a pas de sacs pour eux ils se fâchent et laissent les produits sur le comptoir. » Le journal affirme que les commerçants se trouvent actuellement dans une impasse. Bien que la plupart d'entre eux ne fournissent pas de sacs plastiques, beaucoup sont confrontés à un dilemme, car ils perdent des clients.

Trouver une alternative

Les vendeurs bhoutanais sont aujourd'hui bloqués car aucune solution réellement durable n'a été pensée et affirmée en amont de l'interdiction. Dordji Wangdi, membre de l'Assemblée Nationale du Bhoutan et responsable environnement du dzongkhag de Tsirang, a déclaré que des solutions de remplacement du plastique sont en simple discussion. Des plans de sensibilisation de la population ont déjà été lancés et visent toute la population bhoutanaise, tout comme le renforcement des contrôles de police. Ces derniers qui n'aideront d'ailleurs pas forcément les commerces à court terme. 

Lhamo, elle, avoue avoir prévu le coup et crée des sacs en cotons et en tissu à la maison, « mais ils ne peuvent pas contenir de produits lourds. Ces sacs ne sont pas aussi solides que les sacs plastiques. » Elle fabrique également des sacs en journaux, « qui ont eux aussi leurs limites. Entre commerçant nous partageons l'avis que des produits comme le beurre et le fromage doivent toujours être emballés dans du plastique, car ils pourrissent très rapidement », conclut-elle au micro de Kuensel.

Thibault Bourru

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